Et si vous traitiez votre cerveau comme votre corps ?

Il y a quelques générations, on ne s’attendait pas à ce que la plupart des gens vivent plus de 50 ans. Mais aujourd’hui, la plupart d’entre nous peuvent s’attendre à vivre jusqu’à 70 ans et au-delà. Une vie plus longue, cependant, signifie que nous travaillons plus fort au fur et à mesure que nous vieillissons. Dans une population vieillissante, les services de santé dans le monde entier seront confrontés à une pression croissante. Combiné à notre mode de vie sédentaire et à nos habitudes modernes – qui nuisent à la santé de notre cerveau et de notre corps – nous pourrions nous diriger vers une crise lorsqu’il s’agit de maladies comme la maladie d’Alzheimer, selon des études publiées dans le Journal of Comparative Neurology et le Journal of Alzheimer’s Disease.

Mais, il y a des choses que vous pouvez faire pour prévenir ce destin. De petits choix de mode de vie tout au long de votre vie adulte peuvent aider votre cerveau à rester alerte, créatif, rationnel et à réduire la probabilité de maladie.

Que faire pour protéger votre cerveau contre la détérioration ?

  • Changez certaines de vos habitudes alimentaires

Maintenir une alimentation saine n’est pas seulement bon pour notre corps, c’est vital pour notre cerveau. Vous pouvez commencer par apporter de petits changements faciles à votre routine, comme échanger votre tasse de café en fin d’après-midi contre un thé vert. Le thé vert contient moins de caféine et contient des antioxydants, ce qui aidera à protéger vos cellules cérébrales contre les dommages à long terme. Vous pouvez aussi éviter les aliments fumés ou ceux qui contiennent beaucoup de mercure, comme le thon ou l’espadon, qui sont riches en oxydants et qui endommagent les cellules du cerveau. Manger sainement ne signifie pas seulement consommer de la laitue et du quinoa toute la journée – des universitaires de l’Université d’Edimbourg ont découvert qu’un régime méditerranéen plein de légumes, d’huile d’olive et de poissons gras pourrait aider à promouvoir la croissance cellulaire et à prévenir le déclin cognitif.

  • Ajoutez seulement 20 minutes de mouvement à chaque jour.

Être bien reposé et bien nourri n’est pas suffisant pour éviter le déclin cognitif – vous devez vous lever et bouger. L’activité aérobie stimule la circulation sanguine dans tout le corps et le cerveau. La recherche a montré qu’il peut améliorer la mémoire et stimuler la croissance cellulaire, ce qui facilite la croissance de nouvelles connexions neuronales pour le cerveau. Mieux encore, l’exercice peut avoir le même effet sur le cerveau qu’une faible dose d’antidépresseurs et être associé à une baisse des hormones du stress. Pour obtenir le maximum d’avantages, essayez de faire environ 150 minutes d’exercice aérobique chaque semaine (ou environ 20 minutes par jour).

  • Sortez votre buste de votre zone de confort plus régulièrement.

Votre cerveau restera en forme et alerte plus longtemps s’il est continuellement stimulé et stimulé. Contrairement à la croyance populaire, nos cerveaux ne sont pas câblés. Les vieilles habitudes peuvent être désapprises et remplacées par de nouvelles. Ce processus est connu sous le nom de neuroplasticité. Apprendre une nouvelle langue ou comment jouer d’un instrument de musique est la meilleure façon de garder votre cerveau flexible parce qu’il force le cerveau à forger de nouvelles voies neurales et à développer de nouvelles connexions. En gardant votre cerveau malléable, vous conservez aussi la capacité de garder l’esprit ouvert. Passer du temps avec des personnes de générations ou d’origines différentes aidera aussi à empêcher votre cerveau d’adopter des voies neurales et des préjugés bien marqués.

  • Donner la priorité au sommeil (sérieusement)

Pendant que nous dormons, notre système lymphatique « nettoie » notre cerveau des neurotoxines, y compris les plaques bêta-amyloïdes et les protéines tau. Il s’agit d’un processus actif qui prend du temps, d’où la nécessité d’obtenir vos sept à neuf heures et d’éviter d’accumuler des « dettes de sommeil ». Comme l’explique la recherche de 2015 publiée dans Nature Review Neurology, l’accumulation de ces neurotoxines peut contribuer de manière significative à des maladies dégénératives telles que la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

  • Maintenir une vie sociale active

Les êtres humains sont des créatures sociales. Mais à mesure que nous vieillissons, notre cercle social tend à décliner, et nous vivons généralement moins d’interactions sociales au quotidien. Cependant, le maintien d’une vie sociale active avec les amis et la famille est essentiel à la santé cognitive. Selon une étude publiée dans le Journal of the International Neuropsychological Society, le déclin cognitif a été réduit en moyenne de 70 % chez les personnes qui étaient fréquemment actives socialement par rapport à celles qui étaient plus isolées. Il est intéressant de constater que les personnes seules sont plus alertes aux menaces et aux dangers que peuvent représenter les étrangers. C’est parce qu’un cerveau qui n’est pas habitué aux situations sociales traitera la stimulation sociale comme quelque chose de nouveau, et donc comme une menace. Il peut nous faire paraître plus abrasif, défensif et enclin à la négativité, perpétuant ainsi un cercle vicieux.

Notre vieil âge devrait être un temps pour profiter de la vie sociale avec les amis et la famille, pour choisir de nouveaux passe-temps et pour profiter de notre retraite bien méritée. Nous passons toute notre vie professionnelle à épargner financièrement pour ce temps. Il est logique que nous fassions la même chose pour notre cerveau et que nous fassions un effort pour stocker un peu d’énergie cérébrale pour nos années de crépuscule.

 

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